28 avril 2014

MIOSSEC à la Cigale le 22/04/2014

ici bas ici meme Setlist On vient à peine de commencer Samedi soir au Vauban Bête comme j'étais avant Brest Nos morts Répondez par oui ou non Qui nous aime Le cœur Je m'en vais Seul ce que j'ai perdu A l'attaque Des touristes  Le défroqué Essayons La fidélité Rose A Montparnasse  Madame Le plaisir, les poisons Ce qui nous atteint  Ainsi soit-elle Que devient ton poing quant tu tends les doigts  A l'attaque
C'est un homme en rupture qu'on voit sur la scène de la Cigale ce soir-là. Non pas seulement parce qu'il les a beaucoup chantées, les ruptures, mais parce qu'on sent que Miossec opère une mue. Avec son dernier album, Ici-bas, ici-même, il délaisse les artifices rock et embrasse pleinement son statut de grand de la chanson française. Oui il sait écrire de belles chansons émouvantes et, oui, il sait les incarner sur scène. Pas de guitare pour se cacher derrière, moins d'humour aussi, moins d'ironie, mais l'émotion est intacte.

TAIS-TOI OU MEURS - Mark Oliver Everett


eels rock autobiographie
Dans la série je suis un chanteur de rock mais j'écris aussi, et tant qu'à faire j'écris ma vie car elle est quand même vachement plus intéressante que la vôtre, voici Mark Oliver Everett, le chanteur du groupe Eels, qui se place aux côtés des Dylan, Neil Young, Keith Richards ou plus récemment Pete Townshend. Et même s'il n'a pas encore atteint les âges canoniques de ces derniers, son texte est loin de faire pâle figure ; c'est même un des plus émouvants. Car Mark Oliver n'est pas vraiment une rockstar. En tout cas on est loin du cliché sex drugs and rock'n'roll, on a plutôt affaire à un mec du genre introspectif. Voire renfermé. Il faut dire que sa vie a d'emblée été placée sous les auspices les plus funestes. Et le témoignage du chanteur a ceci de poignant qu'il donne à voir un individu en prise avec les côtés les plus sombres de la vie et le chemin chaotique et pas du tout linéaire qui mène à l'acceptation et la transcendance dans l'art. Rien que ça.

26 janvier 2014

Nous vieillirons ensemble - Michel Cloup Duo



Michel Cloup Duo, c'est d'abord un premier album Notre silence qui m'avait ému, troublé, remué. En sortant d'Expérience, groupe de rock français assez peu connu au final, pour se retrouver avec pour unique partenaire son batteur, Michel Cloup se livrait. A nu. La rage, la hargne, les inégalités, les injustices, les fracas de la vie étaient abandonnés. Notre silence, c'était un ensemble de chansons cohérentes dont l'origine était peut être Entre deux. L'album se finissait avec une belle chanson sur le mariage. Michel Cloup entonnant un refrain sur la joie. Remué, vous disais-je.


Let the sun … SHINING !

Pourquoi lire un livre dont on connait la fin ?
Pourquoi lire un livre alors que son adaptation cinématographique constitue l'un des sommets du 7ème art ?
C'est en relisant les articles récents lors de la visite de Stephen King en France pour la sortie de Doctor Sleep qui rappelait qu'il aimait le film en tant que tel mais pas en tant qu'adaptation de son livre que je me suis posé des questions sur Shining.
Que faire alors ? 
Je me suis donc penché sur le cas en achetant la réédition de ce titre.
Dès le début, force est de constater que :
- Stephen King avait une écriture bien plus travaillée à ses débuts
- Film et livre sont bien distincts
- Kubrick était bien un génie de l'adaptation (chose que j'avais déjà éprouvée en lisant le Lolita de Nabokov qui avait pourtant écrit le script avec lui)
L'intrigue reste globalement la même. 
Le développement est quant à lui différent.
Stephen King pose ses personnages. Le passé de chacun des parents Torrance est précisé. Les ambitions littéraires de Jack sont claires. Ses capacités à réaliser son désir de reconnaissance sont ainsi bien définies par King. Là où Kubrick laissait planer l'abime de la page blanche comme le début d'une folie, King définit un auteur en prise avec ses personnages, luttant à la fin pour ne pas éprouver de sympathie pour les sentiments les plus glauques de l'un d'entre eux.
Le livre a été dévoré en une semaine de trajet dans le RER. C'est plaisant de retrouver ainsi cet auteur que chaque adolescent se met à lire à un moment ou un autre. Je me souviens encore de ma lecture de Salem, du Fléau (que j'ai d'ailleurs envie de relire un jour ou l'autre).
Bref, si vous êtes en train de lire Doctor Sleep en pensant tout savoir grâce à un film extraordinaire, ôtez votre masque, venez retrouver Jack au bal de l'Overlook, de bonnes surprises vous y attendent …



Moi Moi et Encore Moi

Oui, je sais !
Je vais encore vous rabâcher les oreilles avec mon amour pour ce groupe d'allumés de Bonaparte.
C'est ainsi !
L'electrorock funk foutraque de Bonaparte en compagnie de Tim Fite qui assurait leur première partie lors de leur dernière tournée donne tranquillement de ses nouvelles avec un single Me So Selfie qui ne révolutionne pas le genre mais qui est sympathique.
Et ça permet d'attendre le nouvel album de Bonaparte qui sera diffusé dans l'année …
Allez, la bise !



15 novembre 2013

Le Prodiss lutte contre le marché noir


Vous vous rappelez quand vous vouliez absolument aller à ce concert ? Vous ne vous y êtes pas pris dès la vente des billets, et quand enfin vous comptiez réserver sur un site de billetteries... c'est déjà complet. Et quelques jours plus tard vous remarquez que ces chères places tant convoitées se retrouvent à des prix exorbitants sur le marché noir. Il y a de quoi pester. Si seulement on pouvait trouver un moyen d'éradiquer ce fléau. Le Prodiss a pour but d'y contribuer. Lourde tâche. Quelques détails sur cette initiative :

6 novembre 2013

KEATON HENSON - Eglise Saint-Eustache (5/11/2013)


C'est officiel, Keaton Henson est le chouchou de NosiCult. Après un deuxième album aussi sublime que le premier, c'est avec une joie non dissimulée (mais pas trop exubérante, ça ne collerait pas avec le personnage), que l'annonce d'un concert du barde londonien fut accueillie. Merci au festival des Inrocks d'avoir eu l'heureuse idée d'ouvrir leur série de concerts par cette petite mise en bouche dans le cadre tout en solennité de l'église Saint-Eustache.

29 septembre 2013

BLACK YAYA - Paint A Smile On Me : du cul et des toges !


Ça commence avec des culs parcourant la forêt... puis des hommes et des femmes habillés de toges romaines apposent leurs mains sur un corps vêtu de noir dans une sombre cabane. Un rite. Une initiation. Une résurrection peut-être. Après que l'homme s'est éveillé, la grande tribu sort du lieu pour retrouver la nature. Ils sont convaincus que leurs vies ont été bouleversées et se voient donc affublés d'un smiley jaune criard digne de celui du Comedian de Watchmen. Et ils se mettent à courir, à bondir, à se baigner dans un lac.

22 septembre 2013

L'HOMME QUI SAVAIT LA LANGUE DES SERPENTS d'Andrus Kivirähk

Rares sont les occasions de pouvoir dire en soirée que l'on vient de lire un roman estonien. C'est donc une bonne raison de se plonger dans L'homme qui savait la langue des serpents et son univers étrange. L'histoire semble se dérouler à une époque médiévale, où les villages étaient soumis aux impératifs agraires et où les chevaliers et les abbés étaient comme des dieux sur terre. Leemet, le héros, ne participe pas à la folie de ce monde moderne puisqu'il est l'un des derniers représentants d'une race d'hommes vivant dans les forêts et communiquant, comme le titre l'indique on ne peut plus clairement, avec les serpents.

SUPERCHUNK - I hate music !


C'est souvent lors de la trentaine que l'homme éprouve un besoin irrépressible de retourner vers sa jeunesse. Les Pixies sortent un nouvel EP et Superchunk est de retour avec un nouvel album dont le titre pourrait passer pour de la provocation gratuite. I hate music. Superchunk est un groupe qui ne semble jamais avoir vieilli. La même power pop aux accents de punk californien. Et soyons honnêtes tout cela est plaisant.

Je vais pas vous en faire un roman, faut que je retrouve ma casquette et que je pique un skate...